L’équipe nationale d’Algérie s’est imposée sans trembler face au Rwanda (2-0), jeudi soir au stade Chahid Hamlaoui, dans une rencontre amicale qui a permis à Vladimir Petković de poursuivre ses essais en vue des prochaines échéances. Portés par un Youcef Belaïli étincelant, les Verts ont assuré l’essentiel dans une ambiance chaleureuse.
Dans un match sans véritable enjeu mais riche d’enseignements, l’Algérie a vite pris les devants. À la 28e minute, Youcef Belaïli, titularisé d’entrée, a ouvert le score d’une tête imparable sur un centre millimétré de Hicham Boudaoui. Inspiré, tranchant, l’ailier du MC Alger a rappelé à tous qu’il reste un homme de grands rendez-vous.
Au retour des vestiaires, Belaïli a de nouveau fait parler sa vision du jeu. Servant parfaitement Jaouen Hadjam d’une passe en profondeur, le latéral gauche n’a eu qu’à ajuster le portier rwandais pour doubler la mise à la 58e minute.
« Ce n’était pas notre meilleur match », a sobrement déclaré Vladimir Petković en conférence de presse. « Mais nous avons montré du sérieux, et Belaïli a prouvé qu’il pouvait encore faire la différence. »
Ce succès permet aux Fennecs de se remettre doucement de la désillusion de la CAN 2024. Il offre aussi un nouveau souffle à Belaïli, souvent décrié ces derniers mois mais toujours capable d’éclairs de génie.
Fin de disette pour l’international Algérien
Aligné d’entrée par Vladimir Petković, le fantasque ailier a répondu présent au moment où les doutes s’accumulaient. Critiqué pour son irrégularité, parfois écarté des plans du sélectionneur, Belaïli a rappelé en une soirée pourquoi il est toujours un atout précieux pour l’Algérie. À la 28e minute, il surgit dans la surface pour catapulter un centre précis de Boudaoui au fond des filets, mettant fin à une série de matchs sans marquer qui remontait à mars 2024.
Plus qu’un simple but, ce fut un soulagement personnel et collectif. Belaïli n’a pas célébré avec excès. Son regard levé vers le ciel en disait long : il attendait ce moment.
« Je n’ai jamais douté, mais c’est sûr que ça fait du bien », a-t-il glissé en zone mixte, visiblement ému. « Je travaille dur pour revenir à mon meilleur niveau. Aujourd’hui, j’ai pu aider l’équipe. C’est le plus important. »

La suite fut tout aussi convaincante. Disponible, percutant, il sert Jaouen Hadjam pour le 2-0 à la 58e, scellant une victoire logique contre un Rwanda vaillant mais limité.
À moins d’un an du début des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, l’Algérie a besoin de leaders techniques. Si la jeune génération tarde à s’imposer, des cadres comme Belaïli peuvent faire office de relais. Le natif d’Oran a envoyé un signal fort : il n’a pas dit son dernier mot.
Prochain match : Suède – Algérie, le 10 juin à Stockholm.
Un test bien plus relevé attend les Fennecs. Mais avec un Belaïli retrouvé, tout redevient possible.