La dernière sortie de l’équipe d’Algérie face à la Suède a laissé un goût amer. Battus sur le score de [4 – 3] dans un match amical disputé à [Friends Arena], les Fennecs ont montré un visage inquiétant. Au-delà du résultat, c’est surtout la prestation des cadres de la sélection qui alimente les critiques. En perte d’influence, accusés de contre-performances récurrentes, certains piliers historiques semblent plus que jamais sur la sellette.
Bien qu’amical, le match contre la Suède était vu comme un véritable test pour jauger le niveau actuel de la sélection, à quelques mois des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026. Mais les Verts ont déçu, affichant un manque criant de cohésion, de combativité et de rigueur tactique. La Suède, pourtant loin de sa meilleure génération, a dominé les débats sans jamais être inquiétée.
« C’est une défaite inquiétante, surtout dans la manière. Il n’y avait pas de réaction, pas de leaders sur le terrain », a commenté un ancien international sur une chaîne locale.
Les cadres sous le feu des critiques
Riyad Mahrez, Islam Slimani, Youcef Mandi ou encore Ramy Bensebaini : autant de noms respectés et habitués à porter le brassard ou à peser sur le jeu. Mais face à la Suède, ces joueurs ont semblé dépassés, peu concernés, voire désabusés.
Riyad Mahrez, Islam Slimani, Youcef Mandi ou encore Ramy Bensebaini : autant de noms respectés et habitués à porter le brassard ou à peser sur le jeu. Mais face à la Suède, ces joueurs ont semblé dépassés, peu concernés, voire désabusés.
Leur rendement en sélection est de plus en plus contesté. Si leur expérience est précieuse, certains supporters estiment qu’elle ne suffit plus à justifier leur présence dans le onze de départ. « Ils ont tout donné pour le pays, mais il est temps de passer le relais. Le niveau est trop faible aujourd’hui », peut-on lire sur les réseaux sociaux, où la grogne ne cesse de monter.
Le sélectionneur Vladimir Petkovic, lui aussi fragilisé par cette défaite, se retrouve dans une position délicate. Il pourrait être contraint de revoir sa stratégie. La pression populaire, mais aussi celle des médias et des observateurs du football algérien, l’incite à renouveler son effectif.
« Ce n’est pas une question de noms, mais de performances. Ceux qui ne sont plus au niveau doivent laisser la place », a déclaré un journaliste sportif algérien lors d’un débat télévisé.
La trêve internationale de juin devait permettre de faire des essais, mais elle a surtout mis en lumière les limites d’un groupe arrivé en fin de cycle. Avec les échéances à venir notamment les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 et la prochaine CAN, l’Algérie n’a plus le droit à l’erreur.
Des jeunes talents comme Farès Chaïbi, Yasser Larouci ou encore Bachir Belloumi frappent à la porte. L’heure du changement semble avoir sonné. Reste à savoir si Vladimir Petkovic aura le courage de trancher.
