La pression est retombée sur les rives du Rhône. Après plusieurs semaines d’incertitudes financières et de menaces administratives, l’Olympique Lyonnais a officiellement été maintenu en Ligue 1 ce mercredi par la commission d’appel de la DNCG. Une décision cruciale qui a immédiatement fait réagir la présidente Michele Kang, visiblement soulagée, mais lucide.
« C’est un soulagement, mais aussi une responsabilité. Le plus dur commence maintenant », a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis aux médias.
Rigueur budgétaire au programme
La dirigeante américano-coréenne ne s’en cache pas : l’OL va devoir serrer la vis. Exit les salaires XXL. Le club envisage de plafonner les rémunérations mensuelles à 200 000 euros, un changement radical dans un effectif encore chargé de contrats lourds. Kang a confirmé le lancement d’un plan d’austérité sur 3 à 4 ans, avec un objectif clair : reconstruire un OL solide, sobre, mais compétitif.
DNCG, UEFA… vigilance maintenue
Si le maintien en Ligue 1 est acquis, les contraintes financières restent sévères : encadrement de la masse salariale, contrôle des mouvements, et un œil attentif de l’UEFA dans le cadre du dossier de multi-propriété avec Crystal Palace. La présidente sait qu’un faux pas pourrait tout remettre en question.
Un cap assumé
Pas de grandes promesses ni d’ambitions démesurées pour la saison à venir. Kang vise le milieu de tableau et veut d’abord redonner de la stabilité au club, avant de songer à un retour sur le devant de la scène.
« Il faudra de la patience. Mais nous sommes déterminés à remettre l’OL sur pied, étape par étape. »
Avec cette réaction posée mais ferme, Michele Kang trace la nouvelle feuille de route lyonnaise. Fini les illusions, place à la reconstruction. Un virage décisif pour un club à l’histoire aussi riche que ses dernières saisons furent tourmentées.