Il y a des trajectoires qui ne sont pas linéaires, et celle de Lucas Perrin en fait clairement partie. Formé à l’Olympique de Marseille, il a connu les projecteurs du Vélodrome, les rigueurs de la Ligue 1 avec Strasbourg, une parenthèse difficile en Allemagne… pour finalement poser ses valises en Espagne, du côté du Sporting de Gijón. Un choix surprenant pour certains, stratégique pour d’autres.
Un pari signé jusqu’en 2027
Le défenseur central de 26 ans s’est engagé jusqu’en 2027 avec le club espagnol, en quête de solidité défensive. Libre de tout contrat, Perrin représentait une belle opportunité de marché pour le Sporting, qui n’a pas hésité à miser sur son profil complet : solide dans les duels, bon relanceur et capable de jouer dans une défense à trois ou à quatre.
Une formation à la marseillaise
Perrin, c’est avant tout un enfant de Marseille. Repéré très jeune dans la région, il grimpe tous les échelons du centre de formation olympien. En 2019, il dispute ses premières minutes en pro avec l’OM. Mais la concurrence féroce et les changements d’entraîneurs auront raison de sa stabilité. Il part alors pour Strasbourg, où il trouve du temps de jeu et une régularité précieuse.
Une aventure allemande en demi-teinte
Transféré à Hambourg, il espérait franchir un cap. Mais entre blessures et choix tactiques, Perrin ne parvient jamais à s’imposer durablement. Il rebondit en Belgique, au Cercle de Bruges, où ses performances réveillent l’intérêt du Sporting de Gijón.
Objectif : retrouver la lumière
Rejoindre un club historique comme Gijón, c’est pour Perrin l’occasion de relancer sa carrière dans un championnat réputé pour son exigence technique. S’il parvient à s’adapter rapidement, il pourrait devenir un pilier défensif du club rouge et blanc.
Lucas Perrin ne fait pas de bruit, mais avance avec détermination. Après avoir connu les lumières du Vélodrome, les turbulences du foot allemand, il arrive à Gijón avec l’envie de prouver qu’il a encore beaucoup à offrir. Un pari à suivre de près.