Le football portugais pleure l’un de ses joyaux. L’attaquant de Liverpool et international portugais Diogo Jota est décédé dans un terrible accident de la route dans la nuit du mercredi au jeudi, sur l’autoroute A-52 près de Cernadilla, dans la province espagnole de Zamora. Il était âgé de seulement 28 ans.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le joueur circulait à bord d’une Lamborghini en compagnie de son frère, André Silva, lui aussi footballeur. Les deux hommes rentraient d’un séjour familial à Vigo. Un éclatement de pneu aurait provoqué la perte de contrôle du véhicule, qui a terminé sa course en contrebas avant de s’embraser. Aucun des deux occupants n’a survécu. La nouvelle a été confirmée ce jeudi matin par les autorités espagnoles.
Une onde de choc planétaire
Diogo Jota, de son vrai nom Diogo José Teixeira da Silva, avait récemment fêté son mariage avec sa compagne Rute Cardoso, le 22 juin dernier. Père de trois enfants, il semblait vivre un moment d’épanouissement personnel et professionnel, après une saison aboutie avec Liverpool, couronnée par un titre de champion d’Angleterre.
Les hommages se multiplient à travers le monde. Le Liverpool FC, où Jota évoluait depuis 2020, s’est dit « dévasté par cette perte tragique », tandis que la Fédération portugaise a décrété un deuil de trois jours. Cristiano Ronaldo, visiblement bouleversé, a salué « un frère de cœur, une étoile partie bien trop tôt ». Une minute de silence sera observée ce week-end sur tous les terrains européens, y compris lors des quarts de finale de l’Euro féminin.
Une carrière marquée par la régularité et la classe
Né à Porto le 4 décembre 1996, formé à Paços de Ferreira, Jota s’était rapidement imposé comme l’un des attaquants portugais les plus prometteurs de sa génération. Passé par l’Atlético Madrid, Wolverhampton, puis Liverpool, il s’était taillé une place de choix dans le football anglais, réputé pour sa vivacité, son sens du but et son esprit collectif.
Avec le Portugal, il comptait 49 sélections pour 14 buts et avait contribué aux campagnes de Ligue des nations remportées en 2019 et 2021.
Une perte humaine et sportive immense
Le décès brutal de Diogo Jota, survenu à l’aube de la maturité sportive, laisse un vide immense. Dans les travées d’Anfield comme dans les rues de Lisbonne, l’émotion est palpable. Le Portugal perd un ambassadeur, un modèle de travail et de discrétion. Le football mondial, lui, perd bien plus qu’un joueur : une âme, un sourire, une promesse qui n’aura pas eu le temps d’écrire tous ses chapitres.
Le communiqué de la Fédération Portugaise de Football sur la mort de Diogo Jota et son frère, André Silva
« La Fédération Portugaise de Football et tout le football portugais sont complètement dévastés par la mort de Diogo Jota et de son frère André Silva, survenue cette nuit en Espagne.
Bien plus qu’un joueur extraordinaire, avec près de 50 sélections en équipe nationale A, Diogo Jota était une personne exceptionnelle, respectée par tous ses coéquipiers et adversaires, quelqu’un dont la joie de vivre était contagieuse et une véritable référence dans sa communauté.
La Fédération Portugaise de Football présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux amis de Diogo et d’André Silva, ainsi qu’au Liverpool FC et au FC Penafiel, les clubs où évoluaient respectivement les deux joueurs.

La Fédération a déjà demandé à l’UEFA qu’une minute de silence soit observée ce jeudi, avant le match de notre sélection contre l’Espagne, lors de l’Euro féminin.
Nous avons perdu deux champions. La disparition de Diogo et d’André Silva représente une perte irréparable pour le football portugais, et nous ferons tout pour honorer leur héritage, chaque jour. »