L’horizon s’assombrit encore un peu plus pour l’Olympique Lyonnais. Déjà secoué par une saison tumultueuse et des difficultés financières persistantes, le club rhodanien vient d’être officiellement relégué en Ligue 2 par la DNCG. Une décision au goût amer, qui risque aussi d’éjecter les Gones de la Ligue Europa, malgré leur qualification obtenue de haute lutte en Ligue 1.
L’Europe s’éloigne brutalement
En terminant à la 6e place du championnat de France, l’OL avait arraché son billet européen. Mais cette récompense sportive s’efface devant la rigueur administrative. La DNCG, gendarme financier du football français, a tranché : les comptes du club présidé par John Textor affichent une dette jugée trop importante estimée à plus de 400 millions d’euros. Résultat : rétrogradation immédiate en deuxième division.
Et selon les règlements de l’UEFA, un club de deuxième division ne peut prétendre participer aux compétitions continentales, sauf circonstances très exceptionnelles. En clair, l’OL devrait perdre sa place en Ligue Europa, au profit d’un autre club français (Lens ou Brest pourrait en profiter, selon les ajustements de l’UEFA).
Coup double : Crystal Palace sauvé
Ironie du sort, cette décision offre un grand bol d’air… à Crystal Palace. Le club anglais, également détenu par John Textor, était menacé d’exclusion des compétitions européennes en raison des règles strictes de multi-propriété imposées par l’UEFA. Avec la sortie probable de l’OL des compétitions continentales, le conflit d’intérêts est levé, et les Eagles pourront s’envoler sereinement vers la Ligue Europa.
L’OL entre incertitudes et recours
Du côté du Rhône, la direction ne compte pas rester sans réaction. Un recours a été déposé en appel auprès de la DNCG, et les dirigeants espèrent encore renverser la tendance. Mais le temps presse : les inscriptions européennes doivent être validées très prochainement par l’UEFA.
En attendant, les supporters lyonnais oscillent entre colère et résignation. Le club aux sept titres de champion de France, autrefois habitué aux joutes de la Ligue des champions, plonge dans une crise sans précédent. Et la perspective de voir le Parc OL accueillir des matchs de Ligue 2 au lieu de soirées européennes sonne comme un retour brutal à la réalité.