La Fédération Guinéenne de Football (FGF) ne lâche rien. Après avoir vu sa requête rejetée par la Confédération africaine de football (CAF), l’instance guinéenne a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. En jeu : une place à la prochaine Coupe d’Afrique des nations, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.
Un litige né d’un numéro de maillot
Tout remonte au 19 novembre 2024. La Guinée s’est incliné 1–0 face à la Tanzanie, lors de la dernière journée des éliminatoires. Une défaite qui scelle l’élimination du Syli national. Mais très vite, la FGF saisit la CAF. La cause : une irrégularité concernant le défenseur tanzanien Mohamed Ibrahim Ame, qui portait le numéro 26 alors qu’il était inscrit avec le numéro 24 sur la feuille de match.
Si la CAF a reconnu la recevabilité de la plainte, elle a toutefois jugé l’erreur « non substantielle ». Le Jury Disciplinaire, suivi par la Commission d’appel, a estimé que l’infraction ne remettait pas en cause la régularité de la rencontre.
« De graves violations des droits procéduraux »
Face à ces décisions successives, la Guinée a décidé de saisir le TAS. Dans un communiqué publié le 16 juin 2025, la FGF dénonce un « grave manquement aux droits procéduraux ». Selon elle, les preuves n’auraient pas été convenablement examinées, certains éléments auraient été écartés, et la défense guinéenne n’aurait pas bénéficié d’un accès complet au dossier.
« Il est de notre devoir de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite dans le respect des règles. Le TAS représente, à nos yeux, le dernier rempart de l’équité sportive », indique le communiqué de la fédération.
Le TAS en arbitre suprême
Le Tribunal arbitral du sport devra désormais examiner les arguments guinéens et déterminer si la CAF a effectivement commis une erreur de procédure ou d’interprétation réglementaire. Une décision est attendue dans les prochaines semaines.
En cas de verdict favorable, le classement final du groupe pourrait être remis en cause. Un scénario qui ouvrirait potentiellement la voie à une participation de la Guinée à la CAN 2025, une compétition dont elle a été jusque-là écartée.