La FIFA n’a pas encore tranché, mais les grandes manœuvres sont déjà lancées. Quatre dossiers solides se disputent l’honneur d’accueillir l’édition 2029 du Mondial des Clubs. Un duel stratégique s’annonce, entre ambitions sportives, considérations économiques et démonstrations de force diplomatique.
Espagne–Portugal–Maroc, la carte de la continuité
C’est une candidature dans la lignée de la Coupe du Monde 2030. Le trio ibéro-marocain souhaite utiliser le Mondial des Clubs 2029 comme un galop d’essai avant le grand rendez-vous mondial un an plus tard. Rafael Louzán, président de la Fédération galicienne et influent dans les cercles de la RFEF, s’est montré confiant : « Nous avons les stades, l’expérience, et une relation étroite avec la FIFA ». Le message est clair : cette organisation serait une formalité, un tremplin vers 2030.
Le Brésil, un retour en force
Face à l’alliance hispano-lusophone et maghrébine, le Brésil n’entend pas rester spectateur. La Confédération brésilienne (CBF) a officiellement manifesté son intérêt lors d’une rencontre à Miami avec Gianni Infantino. Forte de son expérience avec la Coupe du Monde féminine 2027 et d’un savoir-faire logistique reconnu, la CBF ambitionne de repositionner le pays comme un acteur central du football mondial. Un pari audacieux, mais soutenu en interne par une forte volonté politique.
Les États-Unis veulent doubler la mise
Organisateur de la première édition élargie à 32 clubs en 2025, les États-Unis lorgnent déjà sur 2029. Infrastructure de haut niveau, engouement populaire croissant et poids médiatique colossal : le dossier américain repose sur des bases solides. La perspective d’enchaîner deux éditions consécutives est toutefois un sujet de débat au sein de la FIFA, où certains plaident pour une rotation continentale plus équilibrée.
Australie–Nouvelle-Zélande, l’outsider ambitieux
Le binôme océanien se positionne en outsider crédible. Boostées par le succès de la Coupe du Monde féminine 2023, l’Australie et la Nouvelle-Zélande réfléchissent à une candidature conjointe. L’idée : surfer sur l’élan populaire et institutionnel généré par leur récente performance organisationnelle. Si l’éloignement géographique et la question des fuseaux horaires jouent en leur défaveur, le sérieux du projet pourrait faire la différence.
Vers une décision stratégique
La FIFA n’a pas encore lancé officiellement la phase d’appel à candidatures, mais en coulisses, les discussions vont bon train. L’enjeu est de taille : avec un tournoi réunissant potentiellement 32, voire 48 clubs, la dimension économique dépasse largement le cadre purement sportif.
Plus qu’une simple compétition, le Mondial des Clubs 2029 sera une vitrine planétaire. Et à ce jeu-là, chaque détail compte. Qui raflera la mise ? Verdict dans les prochains mois.