C’est une page emblématique du football hexagonal qui se tourne. Bernard Lacombe, ancien attaquant international français et figure incontournable de l’Olympique Lyonnais, est décédé ce mardi 17 juin 2025 à l’âge de 72 ans. L’annonce de sa disparition a provoqué une vive émotion dans tout le paysage du ballon rond, où sa trace restera indélébile.
Un buteur hors normes
Formé à Lyon, où il débute en 1969, Lacombe s’est rapidement imposé comme l’un des plus redoutables attaquants de sa génération. Son instinct de buteur, sa lecture du jeu et son efficacité chirurgicale l’ont porté au sommet du football français. Avec 255 buts inscrits en 497 matches de Division 1, il demeure à ce jour le deuxième meilleur buteur de l’histoire du championnat de France, derrière le légendaire Delio Onnis.
Son passage à l’AS Saint-Étienne, bien que bref, précède une période faste aux Girondins de Bordeaux, où il s’impose comme l’un des artisans majeurs des titres de champion glanés dans les années 1980 (1984, 1985, 1987).
Bleu dans l’âme
Avec 38 sélections et 12 buts sous le maillot bleu, Bernard Lacombe aura également marqué l’histoire de l’équipe de France. En 1978, il inscrit le but le plus rapide jamais marqué par les Bleus en Coupe du Monde, après seulement 30 secondes contre l’Italie. Mais c’est surtout en 1984, dans le groupe des Bleus champions d’Europe, qu’il entre définitivement dans la légende.
L’homme d’un club : l’OL
Si sa carrière de joueur fut brillante, c’est sans doute dans sa seconde vie footballistique que Lacombe aura laissé l’une de ses empreintes les plus durables. Conseiller, directeur sportif puis bras droit de Jean-Michel Aulas à l’Olympique Lyonnais, il fut l’un des architectes du grand OL des années 2000, participant activement aux sept titres de champion de France consécutifs (2002–2008).
Fidèle, discret mais influent, il a façonné le club lyonnais dans sa modernité et a accompagné l’éclosion de talents majeurs comme Karim Benzema, Sidney Govou ou Hatem Ben Arfa.
Une pluie d’hommages
La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion dans le monde du football.
Jean-Michel Aulas, très ému : « Bernard, mon frère, tu as été le cœur battant de l’OL pendant un demi-siècle. »
Philippe Diallo, président de la FFF : « Un immense joueur et dirigeant, modèle de fidélité et de passion. »
Luis Fernandez, coéquipier en Bleu : « Bernard était un garçon discret, mais d’une immense humanité. »
Un héritage éternel
Le football français perd une de ses icônes, un homme qui aura vécu pleinement chaque facette du jeu, des terrains boueux aux salons feutrés des dirigeants. Bernard Lacombe laisse derrière lui un héritage riche, forgé dans le respect, la compétence et l’amour du football.
Il restera, à jamais, la mémoire vivante de l’Olympique Lyonnais et une figure tutélaire du football français.