Le nom de Claudio Ranieri a brièvement circulé parmi les pistes explorées par la FIGC pour relancer une Nazionale à la dérive. Mais l’entraîneur romain a, une fois de plus, écarté toute hypothèse d’un retour aux affaires. À 73 ans, celui que l’on surnomme le “Tinkerman” préfère s’en tenir à la parole donnée : mettre un terme définitif à sa carrière d’entraîneur.
Alors que la déroute 0-3 face à la Norvège a précipité la chute de Luciano Spalletti , limogé mais maintenu de façon transitoire jusqu’au match face à la Moldavie, la fédération italienne est en quête d’un successeur capable de redresser la barre dans une campagne qualificative déjà compromise. Claudio Ranieri, auréolé de son passé glorieux, notamment avec Leicester ou la Roma, apparaissait sur certaines shortlists internes.
Mais l’intéressé a été clair : pas question de reprendre du service. En novembre dernier, après avoir sauvé Cagliari in extremis, Ranieri annonçait qu’il raccrocherait les crampons à l’issue de la saison 2024-2025. Une décision qu’il n’a pas l’intention de remettre en question, malgré les appels du pied.
« La Nazionale ? Elle est entre de bonnes mains. Ce n’est pas à moi de revenir. J’ai déjà dit au revoir à ce métier avec dignité », avait-il déclaré à la RAI en avril dernier.

Ranieri n’a jamais dirigé la sélection italienne, un paradoxe pour un entraîneur aussi expérimenté. Mais le timing et ses convictions personnelles semblent définitivement mettre un terme à cette possibilité.
En coulisses, la FIGC accélère ses consultations. Selon plusieurs sources concordantes, Stefano Pioli, actuellement en poste à Al-Nassr en Arabie saoudite, serait le mieux placé pour reprendre le flambeau. L’ancien entraîneur de l’AC Milan, libre de tout engagement contractuel dès fin juin, représente une option expérimentée et immédiatement opérationnelle.
En attendant, Spalletti dirigera une dernière fois l’équipe face à la Moldavie, avec l’objectif de limiter les dégâts. L’Italie, 4e de son groupe, n’a plus le droit à l’erreur.