Ils étaient les éternels promus sans couronne, les puissants sans prestige, les ambitieux condamnés à trébucher avant le sommet. Le Paris Saint-Germain et Pyramids FC, clubs ultra-financés aux rêves continentaux démesurés, ont longtemps suscité admiration, agacement et scepticisme. Leur point commun ? De gros moyens, peu de patience, et jusqu’ici… aucun titre majeur sur la scène continentale.
Mais cette saison 2024–2025 a fait voler en éclats ce plafond invisible. En l’espace de quelques semaines, le PSG a conquis la très convoitée Ligue des champions européenne, tandis que Pyramids FC remportait la Ligue des champions africaine. Deux sacres qui brisent une malédiction. Deux victoires qui redéfinissent le statut de ces clubs et ouvrent peut-être une nouvelle ère dans le football mondial.
Paris, la consécration d’un projet enfin mûri
À Paris, le soulagement est immense. Depuis l’arrivée de QSI en 2011, le club de la capitale avait tout investi pour briller en Europe : Neymar, Mbappé, Messi, Ramos… Mais les échecs à répétition avaient fini par éroder la crédibilité du projet. Trop de stars, pas assez de structure ? Cette saison, le PSG a enfin trouvé l’équilibre entre talent, discipline tactique et stabilité institutionnelle.
Sous la direction d’un entraîneur sobre mais exigeant, et avec un effectif recentré autour d’un collectif fort, Paris a renversé les codes. Loin du bling-bling des premières années, c’est un PSG plus mature, plus rigoureux qui s’est imposé, jusqu’à dominer une finale maîtrisée face à Manchester City.

Pyramids FC, l’outsider devenu roi
Sur le continent africain, c’est un tout autre géant qui s’est éveillé. Pyramids FC, club fondé en 2008 et soutenu depuis 2018 par d’importants capitaux émiratis, a longtemps été considéré comme un projet artificiel face aux mastodontes égyptiens Al Ahly et Zamalek. Son ascension rapide n’a pas toujours été bien accueillie, d’autant qu’elle n’était pas accompagnée de résultats concrets.
Mais cette saison, le club du Caire a renversé la hiérarchie. Porté par une équipe soudée, un entraîneur expérimenté et une stratégie de recrutement enfin cohérente, Pyramids a éliminé les favoris les uns après les autres avant de s’imposer en finale. L’image du capitaine soulevant le trophée continental restera gravée comme un moment fondateur.

Une double victoire symbolique
Le parallèle entre les deux clubs est frappant. Tous deux ont été accusés de vouloir acheter la gloire. Tous deux ont longtemps échoué à convaincre sur le terrain. Tous deux ont finalement compris qu’un projet sportif se bâtit dans la durée, avec méthode, et qu’il faut plus que de l’argent pour gagner : une identité, une stratégie, une culture de la performance.
Le PSG et Pyramids FC n’ont pas seulement remporté un titre. Ils ont changé le récit. Ils ne sont plus des promesses creuses, mais des champions légitimes. La malédiction est brisée. Reste désormais à inscrire ces succès dans la continuité. Car dans le football, rien n’est plus exigeant que de durer.