Et si Xabi Alonso retrouvait le Real Madrid, mais cette fois dans le rôle de l’adversaire ? La perspective d’un duel entre Chelsea et le club madrilène en Ligue des champions aurait une saveur particulière pour l’entraîneur espagnol.
Ancien joueur de la Maison Blanche, Alonso connaît de l’intérieur la culture, les exigences et surtout la manière dont le Real Madrid aborde les grands rendez-vous européens.
Son passage à Madrid reste marqué par la conquête de la « Décima » en 2014. Plus de dix ans après, c’est désormais depuis le banc qu’Alonso pourrait tenter de faire tomber son ancien club. Un éventuel affrontement constituerait également une occasion de répondre aux critiques dont il peut faire l’objet depuis le début de son aventure à Chelsea.
Sur le plan tactique, Xabi Alonso possède plusieurs arguments. L’entraîneur espagnol accorde une grande importance à la structure de son équipe, à la maîtrise du ballon et à la capacité à contrôler les espaces. Face au Real Madrid, cette organisation serait essentielle pour empêcher les Madrilènes d’exploiter leur principale arme : les transitions rapides.
Le défi serait toutefois immense. Le Real Madrid possède une expérience unique des soirées européennes et une capacité particulière à rester dangereux même lorsqu’il est dominé. Dans ce type de rencontre, la maîtrise tactique ne suffit pas toujours. Il faut également savoir gérer la pression, les temps faibles et les moments décisifs.
Alonso pourrait néanmoins disposer d’un avantage précieux : sa connaissance du club madrilène. Il sait ce que représente une soirée de Ligue des champions au Bernabéu, mais aussi la manière dont les joueurs du Real Madrid peuvent gérer les grands moments. Cette connaissance pourrait l’aider à préparer son équipe, notamment sur le plan psychologique.
Chelsea devra cependant afficher une solidité défensive irréprochable. Alonso l’a lui-même reconnu récemment : « il est plus facile de gagner quand on ne concède pas ». Contenir le Real Madrid pendant 90 minutes représente donc probablement la première condition pour espérer créer l’exploit.
Sur le papier, le Real Madrid conserverait une légère longueur d’avance grâce à son expérience et à son habituelle capacité à répondre présent dans les matchs à élimination directe. Mais un Chelsea parfaitement organisé, discipliné et capable d’exploiter les espaces pourrait sérieusement mettre les Madrilènes en difficulté.
Pour Xabi Alonso, battre le Real Madrid ne serait donc pas seulement une victoire de prestige. Ce serait aussi une démonstration de la progression de son projet à Chelsea et, surtout, une manière spectaculaire de prouver qu’il possède désormais les armes pour rivaliser avec son ancien club.