Le bras de fer est désormais total entre le Sénégal et la Confédération Africaine de Football (CAF). Déchu de son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, le pays des Lions de la Teranga a réagi avec fermeté en annonçant une série de décisions fortes, révélatrices d’une crise majeure dans le football africain.
Rejet catégorique du verdict
Première riposte : un refus net et sans ambiguïté. Par la voix de la Fédération sénégalaise de football (FSF), le Sénégal rejette la décision du jury d’appel de la CAF et maintient sa position. Pour l’instance, le titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a été remporté sur le terrain, et ne saurait être retiré par une décision administrative.
Offensive juridique devant le TAS
Deuxième acte : la bataille judiciaire. La Fédération sénégalaise de football a confirmé sa volonté de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester ce verdict. Une équipe d’avocats locaux et internationaux a été mobilisée, avec notamment l’expertise du juriste suisse Serge Vittoz, spécialiste reconnu des procédures devant le TAS.
Le président de la FSF, Abdoulaye Fall, entend ainsi porter le combat sur le terrain du droit, avec l’ambition d’obtenir l’annulation pure et simple de la décision.
Défense tous azimuts des intérêts sénégalais
Troisième décision : utiliser tous les leviers possibles. La Fédération sénégalaise de football affirme qu’elle engagera tous les recours légaux et institutionnels pour défendre les droits du football sénégalais, mais aussi ceux de ses joueurs, directement impactés par cette situation.
Le dossier sensible des supporters
Enfin, la FSF élargit le combat au-delà du sportif. Elle annonce poursuivre ses efforts pour obtenir la libération de 18 supporters sénégalais détenus au Maroc pour des faits de « hooliganisme ». Un dossier sensible qui ajoute une dimension diplomatique à une crise déjà explosive.
Avec cette riposte en quatre volets, le Sénégal montre qu’il n’entend pas céder. Plus qu’un simple litige sportif, cette affaire s’impose désormais comme un test majeur pour la crédibilité des instances africaines et pour le respect des principes d’équité dans le football.