Alors que l’avenir de Walid Regragui à la tête des Lions de l’Atlas reste flou, la perspective d’un successeur se dessine déjà… et elle ne ferait pas l’unanimité. Tarik Sektioui, présenté par certains comme le plan B naturel, pourrait se retrouver face à un vestiaire divisé, alors même que son parcours récent semblait en faire le candidat idéal.
Le contexte est particulier : la « vraie-fausse » démission de Regragui, officiellement démentie par la Fédération, a laissé filtrer en interne une volonté de départ, née d’un climat tendu après la finale perdue de la CAN 2025 face au Sénégal. Dans ce genre de situation, tout plan de succession se doit d’être finement préparé.
Sportivement, Sektioui coche beaucoup de cases. En 16 mois seulement, il a construit un palmarès impressionnant : médaille de bronze avec l’équipe olympique aux Jeux, sacre au CHAN, victoire à la Coupe Arabe avec l’équipe locale… Autant de réussites qui renforcent sa crédibilité et sa cote auprès des instances fédérales.
Mais le vestiaire, lui, pourrait rester plus sceptique. Selon Radio 2M, certains joueurs pourraient voir son arrivée d’un mauvais œil. Solidarité envers Regragui, différences de méthodes ou simple réticence au changement : plusieurs hypothèses expliquent ce possible rejet. Et dans une équipe nationale où le collectif prime, un sélectionneur non soutenu par ses cadres peut se heurter à des difficultés immédiates.
Le dossier se complique encore par la rumeur d’un intérêt de l’Espérance de Tunis, qui laisse entrevoir que Sektioui n’est pas uniquement ciblé pour le poste national. Même si la piste tunisienne reste pour l’instant incertaine, elle souligne une vérité simple : Sektioui est un technicien courtisé, mais son passage à la tête des Lions de l’Atlas dépendra autant de l’administration que du vestiaire.
En définitive, la Fédération marocaine devra faire preuve de doigté. Nommer un successeur sans l’adhésion du groupe serait risqué. Tarik Sektioui a le profil pour réussir, mais dans un contexte aussi sensible, l’autorité et le respect qu’il saura instaurer dans le vestiaire seront tout aussi décisifs que son palmarès.
Le prochain choix du sélectionneur ne sera donc pas seulement sportif, mais aussi politique et psychologique. Et pour l’instant, aucune décision n’a été actée.