La Fédération camerounaise de football (Fecafoot), présidée par Samuel Eto’o, fait face à de nouvelles accusations de mauvaise gestion financière. Déjà éclaboussée par des scandales internationaux liés à la sélection nationale ces derniers mois, l’instance faîtière du football camerounais est cette fois mise en cause sur le plan national.
Champion du Cameroun en titre et récent vainqueur de la Supercoupe, Colombe sportive du Dja et Lobo réclame à la Fecafoot le paiement de plusieurs primes et subventions impayées. Selon les dirigeants du club, le montant total dû s’élèverait à près de 200 millions de francs CFA, soit environ 304 900 euros.
Ces révélations ont été faites par Dr Doko Edjiane, président du comité d’administration du club, en marge de l’assemblée générale tenue le week-end dernier.
« Nous avons le trophée de la Supercoupe du Cameroun 2025 qui n’a pas été payé, de l’ordre de 50 millions de francs CFA. Le trophée de vainqueur du championnat du Cameroun 2025 n’a pas été payé non plus. Il en est de même pour la Coupe du Cameroun 2024 et la prime de participation à la Ligue des champions africaine. Les subventions de l’État, quant à elles, n’ont jamais été perçues depuis quatre saisons », a-t-il détaillé.
Face à ces arriérés, la direction de Colombe du Dja et Lobo affirme avoir multiplié les démarches auprès de la fédération, sans succès. Des requêtes auraient été déposées, mais seraient restées sans réponse. Contactée par Sport News Africa, une source proche du club indique qu’aucune saisine du ministère des Sports n’est pour l’instant envisagée.
« L’interlocuteur dans cette situation reste la Fecafoot. Cela pourra évoluer », précise-t-elle.
Malgré ces difficultés financières, le club assure être à jour vis-à-vis de ses joueurs et de son personnel. Son fonctionnement repose essentiellement sur le soutien des élites locales, des supporters, des partenaires privés ainsi que sur les recettes générées les jours de match.
Ces nouvelles accusations viennent renforcer les interrogations autour de la gouvernance financière de la Fecafoot sous l’ère Samuel Eto’o, alors que le malaise semble persister entre l’instance fédérale et plusieurs acteurs du football camerounais.