À la veille des grands rendez-vous, Walid Regragui choisit souvent ses mots avec soin. Mais lorsqu’il évoque Achraf Hakimi, le sélectionneur du Maroc laisse parler le cœur. En conférence de presse, le technicien des Lions de l’Atlas a livré une déclaration forte, presque intime, qualifiant son capitaine de « porteur de rêve » pour tout un peuple.
Plus qu’un simple latéral droit, Hakimi est devenu au fil des années le symbole d’une génération marocaine ambitieuse, décomplexée et tournée vers l’excellence. « Achraf ne représente pas seulement un joueur, il incarne l’espoir, l’identité et la fierté du Maroc », a laissé entendre Regragui, visiblement ému en évoquant son leader.
Sur le terrain, le joueur du Paris Saint-Germain assume pleinement ce rôle. Infatigable, décisif, souvent déterminant dans les moments clés, Hakimi porte le brassard avec naturel et exemplarité. En dehors, il incarne un modèle pour la jeunesse marocaine, celle qui rêve désormais grand, portée par les exploits récents des Lions de l’Atlas sur la scène internationale.
Cette déclaration d’amour du sélectionneur n’est pas anodine. À l’approche d’un match décisif à la CAN 2025, Regragui rappelle que le football dépasse le cadre du jeu : il est aussi un moteur émotionnel, capable de rassembler un pays entier derrière un homme et une équipe.
« Achraf a un mental exceptionnel », glisse Regragui, presque admiratif. Une qualité forgée au fil des grandes compétitions, des matchs à haute pression et des attentes immenses qui accompagnent désormais chaque sortie des Lions de l’Atlas. Hakimi ne fuit jamais cette responsabilité. Il l’embrasse.
« C’est le porteur de notre rêve depuis deux ans. On a beaucoup échangé, il est en mission. Achraf monte en puissance. C’était impossible qu’il soit à 100 % sur sa première demi-heure contre la Zambie. Après, il a fait 90 minutes contre la Tanzanie. (…) Et contre le Cameroun, il a fait un match solide (…). Il a été grippé avant le match contre le Cameroun, et on avait un peu de crainte parce qu’il y a toujours des risques de blessures musculaires lorsqu’on revient d’une grippe. Mais malgré ça il a fait 90 minutes. Ça montre un peu le joueur qu’il est. »
À la CAN 2025, ce mental s’est encore affirmé. Dans les moments tendus, quand le stade gronde et que la moindre erreur peut coûter cher, le latéral du PSG reste lucide, concentré, toujours tourné vers l’avant. Un leadership silencieux mais puissant, qui rassure ses partenaires et élève le niveau collectif.
Pour Regragui, ce n’est pas un hasard si Hakimi répond présent dans les grands rendez-vous. « Il aime la pression », confie-t-il en substance. Là où certains la subissent, Hakimi s’en nourrit. Une qualité rare, précieuse, surtout dans une compétition disputée à domicile, où l’émotion peut parfois dépasser le cadre du jeu.
Bluffé par cette force mentale, le sélectionneur sait qu’il tient là bien plus qu’un joueur clé. Hakimi est devenu un repère, un stabilisateur, un leader capable de transformer la tension en énergie positive. Et dans une CAN où chaque détail compte, ce mental d’acier pourrait bien faire toute la différence.