À quelques heures de la demi-finale contre le Nigeria, le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, a publiquement recadré Christian Kofane.
Le jeune attaquant camerounais avait récemment minimisé l’impact de l’ambiance au Stade Prince Moulay Abdellah, estimant que la pression des supporters marocains n’était pas comparable à celle des grands stades européens.
Pour Regragui, « il a fait une grosse erreur ». Le technicien a souligné que sous-estimer la ferveur du public marocain dans une Coupe d’Afrique des Nations à domicile pouvait coûter cher. Il a rappelé que cette énergie collective avait déjà joué un rôle déterminant dans les succès des Lions de l’Atlas et constituait un véritable atout face au Nigeria.
« Les supporters marocains sont exceptionnels. Le joueur (Kofane, ndlr) qui a dit ne pas être impressionné en se comparant à Dortmund a fait une grosse erreur : il ne fallait pas tenir ce discours », a lancé Regragui avec un sourire. Avant de conclure, sans détour : « Quand on joue au Maroc, il n’y a que des supporters marocains, ce stade est difficile pour tous les adversaires », a précisé le technicien marocain.
L’ambiance a pesé, Kofane en fait l’expérience
Face au Cameroun, l’ambiance au Stade Prince Moulay Abdellah a été à la hauteur de l’enjeu. Plus de 60 000 spectateurs acquis à la cause marocaine ont sifflé chaque possession adverse et encouragé sans relâche les coéquipiers d’Achraf Hakimi dans les moments clés.
Le prometteur attaquant Christian Kofane savait qu’il prenait un risque en tenant ses propos avant un quart de finale face au pays hôte. En cas de défaite, la moindre phrase pouvait se retourner contre lui. Le scénario s’est finalement inversé : battus 2‑0, les Lions Indomptables ont quitté la compétition, et le public marocain a clairement joué son rôle de douzième homme.
La sortie de Walid Regragui, ferme mais mesurée, sonne surtout comme un rappel stratégique : à la CAN, et encore plus à domicile, le contexte, l’histoire et la ferveur populaire comptent autant, voire plus, que l’expérience des grands stades européens. Une leçon que Kofane et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt.