Le rêve du Bénin s’est éteint au bout de l’effort, en prolongation, face à une équipe d’Égypte plus expérimentée. Les Guépards se sont inclinés 3 buts à 1 au terme d’un match intense et riche en émotions, qui restera comme l’un des plus beaux combats de leur parcours à la CAN 2025.
La rencontre démarre sur un rythme élevé, et ce sont les Pharaons qui frappent les premiers. Bien servi aux abords de la surface, Marwan Attia ouvre le score et confirme la bonne entame égyptienne(69′). Touché mais loin d’être abattu, le Bénin réagit avec caractère. Sur une action rapide et parfaitement menée, Jodel Dossou égalise à la 83’min et relance totalement la rencontre, récompensant la combativité béninoise.
À 1-1, les deux équipes se neutralisent jusqu’au terme du temps réglementaire. Solides défensivement, solidaires dans l’effort, les Guépards résistent aux assauts répétés de l’Égypte et poussent le match en prolongation, faisant naître l’espoir d’un exploit historique.
Mais l’expérience finit par faire la différence. En prolongation, l’Égypte hausse le ton. Sur coup de pied arrêté, Yasser Ibrahim donne l’avantage aux Pharaons(97′), avant que Mohamed Salah, capitaine emblématique, ne scelle définitivement le sort de la rencontre d’une réalisation pleine de sang-froid(120+4).
Malgré la défaite, le Bénin quitte la compétition avec les honneurs. Héroïques, courageux et disciplinés, les Guépards ont fait douter l’une des nations les plus titrées du continent et confirmé leur montée en puissance sur la scène africaine.
Coaching gagnant de Rohr, le Bénin arrache les prolongations
Menés après l’ouverture du score égyptienne signée Marwan Attia, les Béninois ont su se réorganiser sans paniquer. Rohr a rapidement rééquilibré son bloc, densifié l’entrejeu et donné davantage de liberté à ses joueurs offensifs, permettant au Bénin de retrouver de la maîtrise.
Le tournant du match intervient avec les changements opérés en seconde période. Plus agressif dans le pressing et plus tranchant dans les transitions, le Bénin se montre plus dangereux. Cette prise de risque est finalement récompensée par l’égalisation de Jodel Dossou, symbole de la révolte béninoise et du coaching payant du technicien franco-allemand.
À 1-1 au terme du temps réglementaire, les Guépards tiennent leur pari : pousser l’Égypte en prolongation. Solides mentalement, disciplinés tactiquement et portés par un banc impliqué, les Béninois résistent aux assauts d’une équipe égyptienne surprise par cette résistance.
Si la suite sourira finalement aux Pharaons, qui feront la différence en prolongation, le Bénin peut retenir l’essentiel : un match maîtrisé sur le plan tactique et une capacité à répondre présent dans les moments clés. Le coaching de Gernot Rohr aura permis aux Guépards de croire jusqu’au bout à l’exploit.
Dans la défaite comme dans l’effort, le Bénin a confirmé qu’il possède un groupe solide, bien encadré et capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines.
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